Ex libris - Un peu d’histoire de l’art

"Au sein de la classe moyenne, dans les milieus bibliophiles et amateurs et collectioneurs d’arts, l’art décoratif moderne est considéré comme la branche des arts reproductif la plus démocratique, la plus intéressante et la plus répendue de toutes." - a déclaré Rezso Soó professeur en biologie de renommée mondiale à propos de l’ex-libris, art dont il fut le précurseur en Hongrie.

"Il est de coutume lors de la production de l’ex-libris que l’œuvre esquissée témoigne de la personnalité et des centres d’intérêts de l’auteur ou, qu’elle fasse allusion à l’événement à l’occasion de laquelle elle a été conçue."

La volonté des propriétaires à marquer les œuvres et manuscrits en leur posséssion de leur éffigie date de la même époque que la naissance du livre et de l’écriture en soi. Déjà dans les manuscrits qui datent des époques les plus reculées, nous pouvons appercevoir que les propriétaires inscrivirent leurs initiales ou dessinèrent leurs armoiries sur les pages blanches internes ou carrément sur la couverture des livres. Plus tard toutefois, à côté des esquisses faites à la main, les ciselures firent leur apparition puis, par l’intémédiaire de diverses techniques, nous assisterons à l’essor de la gravure. Simultanément à cet essor, les exigeances d’une ésthétique d’un nivau artistique plus élevé se firent entendre également. Voici en bref comment se développa l’ex-libris.

On considère comme étant le plus ancien sceau, la plaquette en faïence retrouvée sur un rouleau de papirus qui date de 1400 ans av. J.C. et provenant de la bibliothèque d’Aménophis III. Selon la légende, les tables en terre-cuite de la célèbre bibliothèque ninivéenne d’Assur-Ben-Apli furent également pourvues d’une certaine sorte de scellé. Au Japon par contre on a découvert un sceau qui date du 10ème siècle av. J.C. Il existe également des gravures datant des époques les plus précoces et qui peuvent aussi être considérées comme étant de l’ex-libris selon son appellation contemporaine, comme par exemple une gravure sur bois d’Albrecht Dürer qui date de 1516. Nous savons que la famille Dürer était originaire d’Ajtós, un village de la région de Békés en Hongrie avant de s’établir à Nürnberg. Nous pouvons donc affirmer que la Hongrie a joué un rôle primordial dans la naissance de l’ex-libris. Malgré tout l’ex-libris n’a pris véritablement son essor en Europe occidentale qu’à la fin du 19ème siècle. Jusque là, ce fut la forme traditionelle de l’ex-libris qui fut la plus répendue, cependant avec l’invention de la photographie vers la fin du siècle, la nouvelle technique facilita énormémentle travail de reproduction de notre art et augmenta ainsi son niveau de popularité.

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